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Massacre du 28 septembre 2009:
Qui veut lier le GI Konaté à ce sale dossier ?
Source : Radio - Kankan : Dernière Mise à jour : 27/07/2010 (Auteur : Autres)
Après les événements douloureux du 28 septembre, où plus de 150 mille personnes ont été tuées par la garde présidentielle du capitaine Moussa Dadis Camara et par un groupe de miliciens à son service, les familles des victimes sont toujours sous le choc.
Les images des atrocités commises au stade, restent encore très vivaces dans la mémoire collective. Si le dossier de ces massacres attend d’être jugé soit par un tribunal guinéen ou par la CPI (Cour Pénale Internationale), il faut dire cependant que les responsables directs et indirects de ces crimes, sont connus par tous.
En effet, il n’est un secret pour personne que c’est le capitaine Moussa Dadis Camara, son aide de camp Toumba Diakité, des militaires, gendarmes et quelques civils tapis dans l’ombre qui ont planifié la mort des manifestants pacifiques des forces vives.
Tout a été initié quelques jours avant le 28 septembre, et à la veille des massacres Dadis jurait devant des témoins à son bureau, de réprimer violement toute manifestation contre son pouvoir. Malgré les multiples conseils du Général Sékouba Konaté, qui l’invitait constamment à la retenue, à gérer ses nerfs et surtout à éviter d’être ‘’aux prises avec les forces vives’’, Dadis, aveuglé par le pouvoir, n’écoutait point les sages conseils de son compagnon d’armes. Il restera intransigeant sur sa position : ‘’je ne tolérerais pas une manifestation contre moi’’, martelait l’homme du 28 décembre 2008 à ses encenseurs et autres profiteurs. Chose promise donc, chose due. Il réprimera la manif des forces vives avec la dernière énergie. Le monde découvrait le côté cinoque du capitaine Dadis qui, aux premières semaines de la prise du pouvoir par le CNDD, avait pourtant donné espoir à ses compatriotes tant en Guinée qu’à l’étranger. Tous ceux qui croyaient alors en sa sincérité le ‘’vomissait’’ d‘un coup. Il n’était plus reconnaissable, affirmait l’un de ses plus fidèles compagnons après les événements du stade A part quelques opportunistes de tous poils autour de lui, tous les Guinéens ont vivement condamné, tout comme d’ailleurs la communauté internationale cette répression sauvage. Aujourd’hui, même si la CPI attend que le nouveau président démocratiquement élu de la Guinée soit en place pour déclencher la machine judiciaire contre tous les auteurs de ces crimes, du côté de l’union européenne l’on connait déjà les véritables auteurs des massacres du stade et de tous leurs complices civils. Ces gens qui ont activement participé à faire disparaitre les traces dans l’enceinte du stade et à l’enfouillement des corps dans des fosses communes, quelque part en haute banlieue de la capitale.
Le Général Sékouba Konaté qui n’a été ni de près ni de loin au courant de la planification de ces crimes odieux, était heureusement au moment des faits en séjour à Macenta, une préfecture située au sud du pays, à plus de 700 kilomètres de Conakry. Il ne regagnera Conakry que dans la nuit du 28 septembre où le capitaine Moussa Dadis Camara ne mesurait encore l’ampleur des crimes exécrables qu’il venait de commettre. Au lendemain de ces douloureux événements, le monde entier était effaré et étonné par l’attitude d’un capitaine qui rappelait soudainement l’époque de feu caporal Samuel Doé ou de Charles Taylor, deux anciens chefs d’Etat du Liberia … Il ne fallait pas plus pour que les condamnations viennent de partout. Celui qui n’écoutait point les conseils de son aîné le GI Konaté, était alors dans de sales draps. Comment sauver sa tête dans un crime aussi abominable ? Le 3 décembre 2009, suite à une mésentente avec son aide de camp Toumba Diakité, ce dernier ouvre le feu sur lui au camp Koundara, où il est atteint à la tête. Il sera évacué le lendemain sur Rabat (Maroc) où il sera sauvé de justesse par les médecins marocains. Depuis, Dadis vit à Ouaga où il est en convalescence.
Quant au Général Sékouba Konaté, (l’homme aux mains propres), il est largement insoupçonné dans les crimes du stade par toute la communauté internationale. Ce qui le permet d’aller là où il veut et quand il veut. Ses séjours à Paris, dans la sous région, au Maghreb ou au Moyen Orient, suffisent pour comprendre que la communauté internationale n’a rien à lui reprocher dans les tueries du stade. Cependant, ceux qui tenteraient de sauver leurs têtes dans le salle dossier du 28 septembre, feraient mieux d’épargner son nom dans les « reportages commandés » auprès de la chaine de télévision panafricaine Africa 24. Le 17 juillet dernier, un avocat congolais du barreau de Bordeaux, invité du journal télévisé, en tentant de « disculper » son client, « accusé » par l’union européenne d’avoir été indirectement lié aux massacres du stade, a cherché à tout point de vue à impliquer le GI Konaté. M. Chikaya, c’est son nom, ignorant les tenants et aboutissants de ce dossier, ferait mieux de se rendre à Conakry pour en savoir plus sur les véritables auteurs de ces massacres. Celui qu’il tente d’accuser, ne se reproche absolument rien dans cette atrocité inqualifiable. C’est ce qui le permet aujourd’hui d’aller aux quatre coins du monde, (en France plus particulièrement) sans avoir le moindre souci à se faire. Le symbole national guinéen, est à la porte d’une grande histoire de son pays, avec à la clé l’organisation des premières élections libres et transparentes en Guinée depuis 52 ans.
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